Partager l'article ! Entretien avec Julia Leredde, chargée des relations publiques: Que pourrais-tu nous dire pour nous éclairer sur toi, d'où tu viens, ton parcou ...
Que pourrais-tu nous dire pour nous éclairer sur toi, d'où tu viens, ton parcours de vie, tes centres d'intérêt, ce qui t'a mené jusqu'à nous dans les Hautes-Alpes
?
Je suis originaire d’une région bien loin de la montagne, la Haute-Normandie. J’ai passé presque toute mon enfance au Havre, ville portuaire. Mes parents, en plus de leurs activités professionnelles respectives, s’adonnaient avec passion à la musique (pour mon père) et au théâtre (pour ma mère). Avec ma sœur aînée, nous passions beaucoup de temps dans les diverses salles des fêtes où mes parents jouaient ; déjà, j’adorais l’ambiance qui précédaient et suivaient les spectacles : le stress, la fête, les discussions à n’en plus finir…
Presque tous les soirs, avec ma sœur, nous proposions un spectacle à mes parents, intégrant peu à peu les deux plus jeunes de la famille. C’est certainement pour ça qu’ils choisirent de nous inscrire à la danse. Ce qui n’était qu’une activité extrascolaire devint une passion ; plus je grandissais, plus je la pratiquais intensément, parallèlement à mes études. Je choisis de faire un cursus littéraire, d’une part parce que les mathématiques n’étaient pas mon fort, d’autre part parce que c’était la seule façon d’accéder à l’option Histoire des Arts, qui m’intéressait beaucoup…
Mon Bac obtenu, contre toute attente, je décidais de m’inscrire en fac de sport. Je ne savais pas encore ce que je voulais faire, et cela me permettait de continuer la danse. Je quittais donc le domicile familial pour m’installer à Rouen, où l’on pouvait suivre ce parcours. Je fus très déçue par ce qui m’attendait, et mes études ne me comblèrent pas. Je décidais quand même de poursuivre ma licence, tout en multipliant les expériences à côté. Je fus donc prof de gym, bénévole dans des festivals, stagiaire dans une compagnie de danse…
Cette dernière expérience fut une révélation ; je voulais aider les artistes et le public à se rencontrer et à se comprendre. J’envoyais un dossier de candidature pour entrer en Master Diffusion de la Culture à Grenoble, et après un examen écrit et un entretien, je fus acceptée. Je termine actuellement ma première année.
Quand j’ai découvert Grenoble, la proximité des montagnes m’a aussitôt rassurée, moi qui avais peur que la mer me manque ! Etre à deux pas d’un territoire aussi riche est très agréable, et quand la météo et les cours me le permettaient, je partais aussitôt en balade !
Comment as-tu découvert le festival de Chaillol ?
Durant cette année d’études, chaque jeudi, nous avions un cours un peu spécial : nous rencontrions un intervenant professionnel, qui nous parlait de ses activités. Avec mes onze camarades, nous attendions ce moment avec impatience, car il était généralement très intéressant, et nous permettait de définir plus précisément ce que nous souhaitions faire après le Master.
Un jeudi, l’excitation est plus palpable encore que d’habitude ; tous nos professeurs principaux assistent à la rencontre, ce qui n’arrive jamais ! On entend parler de projet magnifique, artistiquement et humainement…il s’agissait du Festival de Chaillol. Pendant toute la matinée, Marc Lourdaux et Michaël Dian nous raconte leur projet, son histoire, son évolution, ce qu’il est aujourd’hui : nous sommes tous conquis. Pour moi, c’est la rencontre que j’attendais : un festival de musique dans un lieu où on ne l’attend pas, territoire de montagne chargé de souvenirs et d’émotions, où une véritable rencontre entre les artistes et le public se produit.
Pour clore cette année de master, nous devons effectuer un stage de deux ou trois mois ; mais le Festival de Chaillol se termine mi-août, et nous devons rendre un rapport de stage début septembre ! J’abandonne l’idée de demander un stage à Michaël. J’en trouve donc un autre, mais ce dernier ne me convient pas ; en accord avec mon responsable et l’Université, je l’arrête. Me voilà de nouveau en recherche de stage... C’est là que la directrice de mon Master me renvoie sur le Festival de Chaillol. Aussitôt, je contacte Michaël. Il me rappelle et, après un entretien à l’Eglise de Chabestan où je rencontre Elise, je me retrouve stagiaire en relations publiques.
Que souhaites-tu apporter à ce territoire à travers ce stage en relations publiques pour le festival de Chaillol ?
Je souhaite déjà apprendre de tous les gens que je vais côtoyer cet été. L’équipe du Festival, mais aussi les musiciens, les résidents… Cette aventure est humaine, et, si j’ai énormément de choses à découvrir professionnellement, il y en a beaucoup d’autres : la musique, le territoire gapençais que je ne connais pas, et plus encore.
Quant à moi, je vais essayer de créer une relation personnelle avec le public ; le rencontrer, discuter, pour répondre au mieux à ses attentes, et savoir le conseiller sur les évènements du festival. Le public est au cœur du festival, au même titre que les artistes et l’équipe organisatrice. Sans lui, aucune rencontre ne peut se passer ! Je vais donc le chouchouter, et lui faire prendre conscience de son importance.
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