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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:22

Festival de Chaillol, et autres : petit éloge des proximités.

Cet été 2016 je suis allée savourer la musique du côté de trois festivals, Chaillol, Sisteron et la Roque d’Anthéron, avec une prédominance affirmée pour le festival de Chaillol qui se déroule dans mon environnement immédiat. Et ce qui m’a particulièrement touchée, en plus de la musique bien sûr, ce sont les bonheurs qu’apporte la proximité, les proximités devrais-je dire !

Proximité avec la nature… Au cloître Saint Dominique à Sisteron, l’élégance du clocher se révèle dans la lumière du crépuscule, annonçant le noir du ciel qui peu à peu nous recouvre, agrémenté de lumière de lune ou d’une pléiade d’étoiles selon la phase du cycle lunaire. Le concert s’y déroule au cœur de la nuit. A la Roque d’Anthéron, c’est la présence magique et puissante des arbres, séquoias et platanes, leurs bruissements dans lesquels sont plongés la scène et les gradins. Et c’est bien sûr la cymbalisation des cigales dans un jeu de répons avec le piano, qui génère une atmosphère toute particulière.

LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016

La balade musicale du festival de Chaillol, elle, installe une forme de lien intentionnel entre les musiques et leur environnement : les mélodies délivrées par la vielle à roue sous un grand cerisier face au déroulé agreste du Champsaur m’ont fait entrer dans une relation émue avec les générations de femmes et d’hommes qui ont façonné ce paysage, les siffleurs d’oiseaux ont dialogué avec les habitants ailés du lieu, le violon nous a accompagnés en danse et poésie sur un tronçon du sentier qui emprunte le tracé de l’ancien canal de Malcros, etc… D’une manière plus concrète, certains éléments de la nature --galets, eau, bois-- participaient en tant qu’instruments à la pièce musicale « L’homme qui plantait des arbres » de Georges Bœuf sur le texte de Jean Giono. Une symbiose profonde et joyeuse entre musique et nature. Proximité avec les instruments… Bien sûr, nul ne peut oublier, après avoir une fois assisté à cet événement, l’arrivée du piano sur la scène de la Roque d’Anthéron : sa majesté le piano sur sa plateforme tirée par un tracteur, et accompagné de quatre chevaliers-servants pour sa mise en place. A cet instant-là, le piano est la vedette ! 

LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016

Au cloître Saint Dominique mais plus encore au festival de Chaillol, les lieux des concerts étant de capacité réduite, la proximité physique nous permet d’admirer de près les instruments, leurs formes, leurs couleurs, leurs brillances, leurs reflets. Lors de l’exécution des morceaux, leur être devient quasiment palpable : murmures ou puissances sous les doigts, résonnances, mises en vibration avec le souffle, gémissements sous les coups d’archer… toute une variété infinie de rapports entre l’instrument et celle ou celui qui en joue… Ici, le mot « joue » prend toute sa signification, peut-être devrait-on dire plutôt « explore » ? Proximité avec les interprètes… C’est là le grand bonheur que procurent les festivals à taille humaine. Les interprètes, à quelques mètres du public, sont dans une disponibilité presque amicale, dans une atmosphère de partage et de bienveillance. La qualité de l’écoute m’y parait remarquable : à chaque instant l’auditoire est comme suspendu entre les notes qui viennent de résonner et celles qui vont arriver. Les corps des spectateurs forment tous ensemble comme une même et unique grande oreille, tandis que la musique, elle, semble jaillir des doigts des interprètes, ou de leur souffle. Cette proximité est particulièrement sensible au festival de Chaillol. Dans les pièces musicales jouées à plusieurs, il devient possible au public de percevoir les connivences et les accords entre interprètes qui se traduisent par des signes imperceptibles, regards, sourires, hochements ou inclinaisons de tête, respirations… Les pauses et les fins de concert sont autant d’occasions d’échanger en direct et en toute simplicité avec les musiciens ; il est même possible de demander le bis de son choix … Sans la distance imposée par une grande salle de concert, dans la douceur des soirées d’été, les interprètes sont à portée de voix, de regard, d’oreille, humains tout simplement. Il existe une autre particularité très précieuse du festival de Chaillol où la création contemporaine est très présente : les rencontres avec les compositeurs invités et les musiciens qui créent leurs œuvres ouvrent un nouvel espace de compréhension de la musique et des messages qu’elle porte. Celui qui écoute approche un peu le mystère et la beauté de la création musicale. Avec le souvenir de toutes ces émotions, j’attendrai patiemment les festivals de l’été 2017 et leurs nourritures musicales délicieuses. 

Danielle Alloin  

LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 11:12

Commencer par écrire l'essentiel

Cette rencontre a commencé par une entrée en musique de Joël Versavaud au saxophone baryton. Ensuite Georges Bœuf nous a raconté l'histoire de sa partition, Le vol de Cornelius.

La partition a été commandée par André Carboulet, ancien élève de solfège du compositeur et jouée à l'occasion du tricentenaire de la clarinette en 1990. Lors de leur discussion, André Carboulet a proposé le cor de basset et Georges Bœuf le quintet. Georges a parlé il y a peu de temps de la partition à Joël Versavaud saxophoniste qui en a parlé à Michaël Dian qui en a ensuite parlé au quatuor Bela. La partition étant écrite pour cor de basset il a fallut la retranscrire pour saxophone, une transcription peu évidente qui tient sa réussite surtout de son interprète.

Le Vol de Cornelius a deux histoires, une plus abstraite, la construction esthétique de l’œuvre, et l'autre, concrète, la rencontre avec un oiseau. Georges Bœuf a conçu sa partition autour d'un motif thématique qui est entendu en entier seulement à la fin de la pièce. Il se construit peu à peu et finit par disparaître, se développe dans la tessiture, s’accélère et se ralentit. Le motif est modifié par des paramètres indiqués dans les titres des mouvements : Lyrique ou Passionné et contrasté ou encore Mécanique. Dans ce quatrième mouvement, il développe l'accélération, créant ce qu'on appelle une « illusion acoustique » par le départ en décalé des instruments commençant avec le même tempo et s'accélérant peu à peu pour finalement créer un son continu. L'idée du compositeur a été de ne pas commencer à écrire son œuvre par le début comme le voudrait la logique occidentale. C'est ce qu'il conseillait à ses élèves de classe de composition « Commencez par écrire l'essentiel, ce qui vous importe le plus ».

La rencontre avec Cornelius eu lieu un jour d'été 1989. Alors qu'il se promenait avec des amis dans un village de l'Hérault, il fut suivi par une corneille. La corneille, bien connue du village, avait été baptisée Cornelius. Alors qu'ils s’apprêtaient à partir, la corneille s'est approchée de la voiture, essayant d'y rentrer, et s'est finalement accrochée au rétroviseur. Lorsque la vitesse a été trop importante, la corneille s'est lâchée, volant à hauteur puis devant la voiture. Quand ils sont arrivés à la sortie du village, l'oiseau a pris un magnifique envol.

Après cette aventure, Georges a relu sa partition et a vu une correspondance entre chaque mouvement et le vol de Cornelius. Cette anecdote est encore très vivante dans l'esprit du compositeur...

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 11:49
Crédit photo : Alexandre Chevillard
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« C'est l'imagination qui donne forme aux rêves »

Après un levé de rideau de trois élèves de l'Académie de musique, Georges Bœuf et Élodie Soulard se sont installés pour nous parler de l'articulation entre le travail de l'interprète et du compositeur. La composition de la Partita est un commande de L'Espace Culturel de Chaillol à Georges Boeuf, après que Michaël Dian ait vu la bande annonce de l'album d’Élodie Soulard, Portraits.

Georges Boeuf a sa propre histoire avec l'accordéon. Il l'a rencontré très jeune ; il vient d'un milieu populaire, c'est par l'accordéon musette, celui d'Yvette Horner qu'il découvre cet instrument. Il aurait aimé prendre des cours, mais le professeur n'avait plus de place et conseille à son père de l'inscrire au cours de piano pour « prendre de l'avance ». Il oublie alors pour en temps l'accordéon. Un jour, à la télévision, il voit Freddy Balta jouer sur un accordéon à touches un morceau de Bach, et découvre une autre facette de l'instrument.

Au début de sa composition, Georges Boeuf est toujours démuni face à la page blanche. En fait, il rêve la partition avant de l'écrire. Il rêve de l'interprète, à l'instrument, à la forme que prendra le morceau, à sa place dans le monde sonore. Il pense au public, à ce que la pièce peut lui apporter, comment cela va être reçu. Petit à petit il sait à quoi la partition va ressembler. Ensuite, il doit retranscrire son image mentale sur une partition et la transmettre ! Pour Michael, il y a deux démarches possibles de composition, celle qui dialogue avec elle-même, et celle qui, poreuse, est traversée par ce qui l'entoure. Georges fait partie des compositeur qui affectionnent la seconde catégorie, ce qui a fait qu'on lui a parfois reproché un manque de cohérence. Pourtant c'est justement ça qui l’intéresse, aller toujours voir ailleurs. Élodie aussi laisse son imagination faire le premier travail, lorsqu'elle lit la partition avant de la jouer. Elle veut retrouver les premières impressions de cette lecture.

Le choix de la forme que prendra sa composition vient de ce que Georges vit au moment de l'écriture. Pour la Partita, elle est liée à son écoute "appuyée" de la Passion selon Saint-Matthieu de Bach. Il a eu envie d'écrire "comme lui" pour s'inscrire dans une tradition européenne ; ce qu’Élodie a toute suite vu dans la partition. L'envie de quitter la métrique occidentale et sa verticalité présente dans la première partie, fait glisser l’œuvre vers des influences orientales, venues d'Inde du Nord, se matérialisant par de moins en moins d'indications de durée sur la partition.

Pouvoir échanger avec le compositeur est une richesse qui permet la discussion et la correction parfois, comme ce fut le cas pour la troisième partie de la Partita, réécrite sept fois avant une huitième et dernière fois, après une répétition avec Élodie. Pour le compositeur, c'est un moment important, pendant lequel il peut entendre comment ce qu'il a imaginé sonne.

Pour Georges Boeuf, l’œuvre ne lui appartient plus, lors de la première représentation déjà, elle est celle de l'interprète. Pour Élodie, la Partita n'est pas à elle non plus, mais, comme elle change à chaque fois, parce que tout n'est pas écrit, parce que son jeu se modifie, parce que l'écoute n'est pas la même, elle appartient au concert.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 14:04
Crédit photo : Alexandre Chevillard
Crédit photo : Alexandre Chevillard

Crédit photo : Alexandre Chevillard

Rencontres

Simone Prattico est né à Rome d'une mère peintre et d'un père journaliste. La musique est présente à la maison, par le biais de son père féru de musique classique et de jazz, de sa mère, qui crée des costumes pour des spectacles traditionnels et de son frère qui écoute de la « black music ».

Il a sa première batterie très jeune. Avant ça, il en a même construit une en baril de lessive. Il ne reçoit pas de formation étant enfant, à part lorsqu'il sera gardé par un batteur devenu par la suite créateur de cymbales. Il apprend tout "à l'oreille", et joue très tôt, alors qu'il est encore au lycée, dans des concerts et pour des disques. Il joue "de tout" et notamment de la musique pop. Amené par des amis dans un stage en Ombrie, il refusera la bourse d'étude pour une grande école aux Etats-Unis qu'il y gagnera. Il jouera entre l'Italie et la France, où il finira par s'installer a un moment où les tournées pop le lasse.

Lui qui n'a pas eu de formation académique, retrace tout son parcours par les rencontres qu'il a faites avec les batteurs qui furent ses professeurs. Il nous raconte ses cours de caisse claire avec un joueur de tambour de le garde républicaine, qui lui a appris les nuances et la musicalité du rythme. Il parle de Jean-Paul Ceccarelli, frère d'André, celui qui lui a fait jouer LE jazz et l'a libéré du formatage de musique pop. Simone Prattico explique aussi ses rencontres brésiliennes, qu'il influencèrent au point qu'il devient pour un temps le batteur du Blue Note de Paris où il joue tous les soirs. Il voyage ensuite aux Etats-Unis, où c'est le batteur brésilien Portinho qui lui fait rencontrer Klaus Muller son complice pianiste. C'est Klaus qui est à l'origine de l'enregistrement de Brooklyn Sessions, lui qui a « confronté à l'action » Simone. Un autre professeur, Kenny Washington, sergent de la marine, dont les cours s’apparente à des « séances de psychanalyse » apprendra à Simone la maîtrise et la rigueur. « Il faut toujours avoir une attitude d'élève » dit-il.

Quand Simone Prattico joue, il ne pense pas qu'à sa frappe, verticale, mais à l'ensemble de la musique, aux notes qui y sont liées, à la danse !

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 14:03
Crédit photo Alexandre Chevillard
Crédit photo Alexandre Chevillard
Crédit photo Alexandre Chevillard
Crédit photo Alexandre Chevillard
Crédit photo Alexandre Chevillard
Crédit photo Alexandre Chevillard
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Crédit photo Alexandre Chevillard

"L'oiseau chante en quart de ton"

Ce dimanche matin, dans l'air frais d'un 24 juillet, nous nous sommes retrouvés au pied du hêtre devant la salle du Fayore, en compagnie de Moneim Adwan, compositeur et musicien, Françoise Atlan, chanteuse, Collin Heller, violoniste et Come De Bellescize, dramaturge. Cette rencontre était organisée autour de la co-comande de l'Espace Culturel de Chaillol et de l'association Saba, A la croisée des rêves une méditation musicale et poétique autour de l’œuvre de Kahlil Gibran. Et la rencontre le fut, poétique, musicale et méditative. Moneim Adwan, pour parler de ses œuvres, se sert du récit et de la musique. Avec un filet de voix, qui devient puissante lorsqu'il chante, il nous a raconté l'histoire du Prophète, un sage voyageur à qui l'on pose à chaque étape une question sur la justice, l'amour, la passion, la liberté … Et à laquelle il répond par une chanson. Le récit, lyrique et poétique, crée des ponts entre l'Orient, d'où vient le voyageur, et l'Europe où il voyage, les langues se répondent et finissent même par se mélanger. Moneim Adwan et Françoise Atlan chantent ainsi, en symétrie, en arabe et en français.

Comme les langues, musiques orientales et européennes possèdent des écarts, et ces écarts ont la durée d'un quart de ton. Alors que la musique française est découpée en ton et demi ton, dans la musique orientale, il existe un découpage plus minutieux. Moneim s'en amuse et nous raconte avoir entendu le matin même un oiseau chanter avec des quarts de ton. Nous avons aussi l'habitude d'identifier la musique soit comme mineure, soit comme majeure, mais dans la musique orientale, il existe beaucoup plus de modes que cela, que l'on appelle des maqâms.

Entrecoupée de musique et de chant cette rencontre fut un joli avant-goût des deux représentations qui suivirent à Chaillol et Oze.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:56

Ce que le tango doit à l'Allemagne

Victor Villena, bandonéoniste argentin, nous a parlé de son parcours, de ses premiers cours de bandonéon dans la banlieue de Buenos Aires destinés à l'origine à son père, jusqu'à son arrivée en France à l'école de Gennevilliers.

Il nous a aussi raconté l'histoire du bandonéon, une histoire à laquelle on ne s'attendait pas. Alors que l'on pourrait penser qu'il s'agit d'un instrument traditionnel venu d'Amérique du Sud, le bandonéon est en fait originaire d'Allemagne. Venant d'une envie d'élargissement de la tessiture de l'accordéon, le bandonéon est né aux alentours de 1850. Il arrivera en Argentine par hasard. Alors qu'il se vendait mal en Europe, un certain nombre de bandonéons a été envoyé là-bas à la place d'accordéons. L'instrument a été tellement apprécié, que lorsque les Allemands, à la commande suivante, ont renvoyé en Argentine des accordéons, les Argentins ont demandé à ce qu'on leur renvoient des bandonéons. Pendant la seconde Guerre Mondiale, bon nombre d'usines ont été détruites et la séparation entre la RDA et la RFA à la sortie de la guerre ne permît pas de relancer la fabrication. Ce n'est que récemment, au prix d'un ré-apprentissage du savoir faire, que l'instrument se fabrique à nouveau, et depuis encore plus récemment en Argentine. Victor Villena a même participé à la création d'un bandonéon sur mesure, qui porte dorénavant son nom, possédant plus de touches pour atténuer certaines limites de l'instrument. A la question de la ressemblance entre l'accordéon et le bandonéon, lui répond qu'il y en a peu. Même le soufflet présent sur les deux instruments ne sert pas de la même façon.

Porteur d'une histoire encore récente, le tango est finalement une musique d'aujourd'hui, comme Victor Villena et ses musiciens l'ont démontré à Chaillol et à Tallard cet été.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 11:48
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio
WEM#5 Le duo Sabil revenu en trio

photographies signées Alexandre Chevillard

Pour ce cinquième Week-End Musical, les musiciens Ahmad El-Katib et Youssef Hbeisch du Duo Sabil, dont c'était loin d'être la première venue dans les Hautes-Alpes, sont devenus le Trio Sabil avec le contrebassiste Hubert Dupont, lui non plus pas inconnu du territoire gapençais.

Les trois musiciens ont joué le 26 mai à Laragne, le 27 à La Rochette, le 28 à Tallard et le 29 aux Costes.

Le oud, la contrebasse et les multiples percussions se sont mêlées sur des morceaux principalement composés par Ahmad. Le programme abordait des sujets universels comme l'amour de l'être aimé pour A song I wrote for you, mais aussi plus liés aux origines du compositeur. Ainsi Two Rivers, nous parlait du Nil et de l'Euphrate, The Dancers, d'un peule égyptien et Flotilla de la nostalgie de la mer des palestiniens.

Les quatre soirées eurent toutes des décors différents, pour les 50 ans de la MJC à Laragne, perché au dessus de Gap à La Rochette, au cœur du village à Tallard ou sous la pluie battante aux Costes, mais furent toutes appréciées par le public, comme en a témoigné les standing-ovations.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 10:43
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !

© Julia Roussin

Équipe de l'Espace Culturel de Chaillol et bénévoles s'étaient donnés rendez-vous ce jeudi soir de mai devant le siège du Dauphiné libéré à Veurey pour une visite privilégiée généreusement offerte par le Journal. Nous fûmes rejoint par Pascale Aupol, directrice de la publicité Hautes Alpes et Julia Roussin, chef de publicité Hautes Alpes.

On nous a alors invité à enter dans ce grand bâtiment qui reflète le paysage, en apparence silencieux à l'heure où le plus grand nombre des journalistes a quitté les lieux. Nous avons gravi le grand escalier de colimaçon vers le dernier étage pour partager un repas convivial.

Le Dauphiné plus qu'un partenaire !

Pour commencer la visite, nous avons suivi notre guide Bruno, qui travaille au Dauphiné "dans le bureau" depuis de nombreuses années, et qui se prête avec bonne humeur et entrain avec 2 autres camarades à l'exercice des visites. Nous avons visionné un film sur l'histoire du journal. Après cette entrée en matière, nous sommes remontés jusqu'au département sport. Nous avons ensuite rencontré les deux journalistes s'occupant de la "une" et du site internet. Nous avons pu assister à la gestion de l'information en direct avec Jean-Pierre Souchon, rédacteur en chef du journal et le responsable WEB présents au moment de notre visite nocturne.

Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !

Puis nous sommes rentrés dans la partie "technique" de la création du journal. D'abord la matière première, le papier, roulé dans d'énormes bobines pesant plus d'une tonne et mesurant plus de 20 kilomètres chacune. Elles étaient placées suivant un plan précis pour permettre aux machines autopilotées de venir les chercher pour approvisionner les rotatives au dessus. Nous sommes ensuite rentrés dans "la cathédrale", la réserve de papier : température et hygrométrie contrôlée. impressionnant, de quoi faire fasse à une rupture d'approvisionnement : l'information doit sortir, intempéries etgrèves n'y font rien !

Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !

Puis, nous sommes arrivés au cœur du Dauphiné libéré. Un cœur battant très vite, à environ un journal toutes les secondes soit 80 000 journaux par heure. Deux énormes rotatives, se situent au centre de la pièce. Au dessus de nous les journaux se déplaçaient à toute vitesse dans des conduits suspendus. Les éditions du lendemain des différents départements s'y succédaient. Nous avons pu nous glisser derrière une vitre anti-bruit et rencontrer le chef d'équipe du service print, qui travaille avec son équipe de 22h à parfois plus de 4h du matin, réapprovisionnant, changeant les plaques, surveillant, vérifiant, calant, minutant... pour que les éditions puissent ensuite partir au service suivant : celui de l'emballage et de l'envoi.

Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !
Le Dauphiné plus qu'un partenaire !

Après emballage et étiquetage, plus de 80 camions transportent les exemplaires jusqu'à nos marchands de journaux pour que le lendemain, dès le réveil, nous puissions ouvrir l'édition du jour du Dauphiné.

Le Dauphiné plus qu'un partenaire !

Après cette visite passionnante et impressionnante, nous sommes repartis les oreilles un peu bourdonnantes, les bras chargés de journaux et magasines et avec un regard neuf sur la presse quotidienne régionale.

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 17:34
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
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retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard
retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard

retour en images grâce aux magnifiques photos d'Alexandre Chevillard

Le quatrième Week-End Musical s'est profilé très rapidement après la venue de Tehila Nini Goldstein.

Cette fois encore ce n'est pas un musicien inconnu qui est venu dans les Hautes-alpes jouer quatre soirs, le jeudi 21 au Fayore à Chaillol, le vendredi 22 à la salle des fêtes de Saint-Etienne le Laus, le samedi 23 au château de Tallard et le dimanche 24 à l'église de la Roche des Arnauds.

Simone Prattico à qui nous avons confié cette carte blanche avait fait un passage remarqué l'été dernier aux côtés de Piers Faccini. Il est revenu avec le bassiste brésilien Gerson Saeki et le guitariste compositeur Dano Haider avec un programme mêlant des morceaux de l'album Brooklyn Sessions de Simone, des compositions de Dano et les différentes inspirations des trois musiciens, aussi bien jazz que napolitaines ou brésiliennes.

WEM#4, quatre soirées jazz avec Simone Prattico, Gerson Saeki et Dano Haider
WEM#4, quatre soirées jazz avec Simone Prattico, Gerson Saeki et Dano Haider
WEM#4, quatre soirées jazz avec Simone Prattico, Gerson Saeki et Dano Haider
WEM#4, quatre soirées jazz avec Simone Prattico, Gerson Saeki et Dano Haider
WEM#4, quatre soirées jazz avec Simone Prattico, Gerson Saeki et Dano Haider
WEM#4, quatre soirées jazz avec Simone Prattico, Gerson Saeki et Dano Haider

Ce quatrième Week-End a été placé sous le signe de la transmission musicale : d'abord un bel échange avec les élèves de l'école de Saint-Etienne le Laus, avec à la clé de très jolis dessins, et une masterclass donnée à l'école de musique de Tallard avec les élèves batteurs Daniel Corticchiato.

Ce fut aussi de beaux moments de partage avec un public venu nombreux et qui avait parfois du mal à quitter les salles, entre rappels, discussions informelles et dédicaces de disques.

Les photos sont d'Alexandre Chevillard, notre oeil sensible.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 14:40

Du 31 mars au 4 avril, nous avons accueilli la soprane Tehila Nini Goldstein, David Bergmüller, Tobias Steinberger et le compositeur Gilad Hochman pour une série de 4 concerts.

Nous avions passé commande à Gilad Hochman d'une pièce pour l'occasion, elle a été donnée en première mondiale en la petite église de Chabottes. France Musique avait dépêché Cécile De Kervasdoué qui a suivi l'aventure.

Cécile de Kervasdoué de France Musique en reportage

Cécile de Kervasdoué de France Musique en reportage

Nous avons donc débuté par Chabottes le jeudi soir puis nous nous sommes rendus à Montgardin, Aspremont dans le Haut Buëch et enfin à Chauffayer. 4 soirées hors normes naviguant entre le répertoire du 17eme italien et les chants Yéménites transmis à Tehila par sa Grand Mère maternelle.

Un petit aperçu en images grâce à au regard sensible d'Alexandre Chevillard.

Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
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Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
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Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !

Les membres de l'ensemble Sferraina ont donné une masterclass au conservatoire de Gap

Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
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Gilad Hochman et Tehila Nini Goldstein sont allés à la rencontre du public à la libraire Au coin des Mots Passants

Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
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Et enfin Denis Bois / Grip-Média a réalisé un film sur le Week-End.

Avec Tehila Nini Goldstein et l'ensemble Sferraina : un WEM de haut vol !
Published by festivaldechaillol
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