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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 11:22
© Alexandre Chevillard

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Le 3 août 2017

rencontre animée par Michaël Dian

Fabien Mary a choisi la trompette un peu par hasard, dans une école de musique où on obligeait les élèves à étudier deux ans le solfège avant de pouvoir commencer à pratiquer son instrument. Il a continué son apprentissage dans une classe aménagée au collège. Pendant ces années, il voyage, et échange avec d'autres jeunes musiciens. Puis, il rentre au Conservatoire de Rouen, échoue à l'examen de fin d'étude et se rend à Paris, sans savoir s'il veut retenter le concours. Venant d'un cursus classique, il apprend le jazz tout seul, en écoutant des disques et en se rendant dans des jazz clubs. Il commence ensuite à travailler dans des big bands et dans le club du Petit Opportun, aujourd'hui fermé.

En 2000, il monte un quartet avec l'envie de pouvoir décider des arrangements. Fabien Mary se met à écrire pour la préparation du troisième album du groupe. Il a aussi appris à écrire en autodidacte, en faisant d'abord beaucoup de relevés, c'est à dire en notant la partition à l'oreille, notamment des solos qu'il affectionne. Pour lui, le relevé à un grande importance, car il oblige à l'écoute attentive et répétée et surtout à la recherche de plusieurs versions des mêmes morceaux.

Fabien Mary est très lié à New York. C'est Xavier Richardeau, saxophoniste et compositeur, qui lui parle de cette ville alors que les deux hommes travaillent ensemble. Il s'y rend et s'y plait beaucoup. Il rencontre là bas de nombreux musiciens du monde entier, et certains anciens musiciens du jazz. Pendant dix ans, il fait le voyage une à deux fois par an, puis s'y installe de 2008 à 2011. Il monte un quintet sur place. Aujourd'hui il continue d'y aller de temps en temps. Il a enregistré Three Horns, Two rhythm, son dernier disque, à New York.

© Alexandre Chevillard

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Un musicien de jazz joue rarement avec un seul groupe. Fabien Mary a plusieurs projets, en quintet, en octet, et une dizaine d'ensemble différents. C'est aussi une façon de vivre de sa musique. Un de ses projets s'appelle le Vintage Orchestra, un big band de 16 personnes qui s'est remonté il y a trois ans pour jouer la musique du compositeur, trompettiste et arrangeur Thad Jhones.

© Alexandre Chevillard
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Fabien Mary a été accueilli en mai 2017 avec son trio dans le cadre du WEM#5 et avec son quintet pour 2 dates ils ont interprétés Three Horns, Two rhythm à Veynes et à Tallard.

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Published by Noemie Cogne - dans actualité festival
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 10:34
© Alexandre Chevillard
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Le 9 août 2017

participaient à cette rencontre :

Eve Cupial - bandonéoniste

Aurélie Gallois - violoniste

Pascale Guillard - contrebassiste

Anna Guyenot - pianiste

Rencontre animée par Michaël Dian

Eve Cupial, bandonéoniste de Los lobos del tango, a très tôt eu envie de former un groupe. Pour cela elle a choisi des musiciennes dont elle aimait le son et la personnalité. Eve est comédienne de formation, et c'est au conservatoire d'art dramatique en Pologne, à 25 ans, qu'elle entendit pour la première fois du bandonéon. Son premier professeur a été Olivier Manoury.

Eve Cupial © Alexandre Chevillard

Eve Cupial © Alexandre Chevillard

Toutes les musiciennes qui forment le groupe ont une histoire différente avec le tango. Anna Guyenot, pianiste, rencontre le tango par hasard, par le biais de différents musiciens. Elle trouve plus de plaisir à jouer du tango que de la musique classique, elle s'y sent plus libre et apprécie de jouer en groupe. Pascale Guillard, contrebassiste, rencontre cette musique par le biais d'un disque dont elle tombe amoureuse. Elle ne vit pas très loin de Gennevillier, où se trouve un conservatoire au sein duquel enseigne un maître du tango.

Plusieurs questions se posent autour de leur groupe, dont la formation est atypique pour un groupe de tango : quatre femmes dont aucunes n'est argentine et qui joue des créations contemporaines. Pourtant, elles estiment que leur nationalité et leur sexe n'a pas été une difficulté pour elles. Elles ont toutes beaucoup étudié cette musique, et ont pris le temps de l'appropriation, qui se fait lentement.

Dans le tango ont peut distinguer deux écoles, le tango très écrit, et le tango folklorique, dont la tradition est orale. Les partitions ne sont pas faciles à trouver, elles sont un peu "retenues" par les musiciens argentins. Le tango est un courant récent, il date du milieu du 19ème siècle. Il a beaucoup évolué pendant ces 150 ans d'existence. C'est une musique complexe avec beaucoup de différences entre chaque compositeur, chaque couleur, chaque année...

Leur choix d'aller vers la création n'est pas venu tout de suite, elles ont commencé par le tango traditionnel, puis elles ont eu une envie de liberté, de faire leur propre musique, de ne pas uniquement répéter les modèles. Aujourd'hui elles reçoivent des pièces de compositeurs qu'elles ne retiennent pas forcément, et font des demandes à d'autres. C'est leur connaissance de cette musique qui leur permet une vraie liberté d'interprétation.

© Alexandre Chevillard
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Elles se sont produites à Lafaurie le 9.08 et à Tallard le 10.08

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 16:42
© Clara Tasseur

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Raïa Del Vecchio pour Hotel Receptor

Rencontre animée par Dina Dian au Fayore, Centre Culturel Valléen à Chaillol - le 26 juillet à 18h

Igor, héros passif et angoissé, se trompe de train alors qu'il se rend à un week-end entre amis. Au bout du mauvais train se trouve un autre monde, celui d’Hôtel Receptor, un hôtel immense et paradisiaque où se trouve tout ce que l'on peut désirer et dont personne n'arrive à partir.

N'étant sur aucune liste de réservation, il se retrouve employé en attendant le retour du directeur qui est le seul à pouvoir le ramener à sa propre réalité. Il est donc l’intrus, le remplaçant, celui qui est toujours de passage. Alors que tous autour de lui sont le plus heureux possible, lui, jette sur cet endroit un regard décalé, sans avoir l'envie de loisir des touristes qui sont submergés d'activités, ni celle des employés qui veulent tous être des travailleurs modèles. Igor travaille, rend service, s'amuse parce qu'il n'y a rien d'autre à faire. Préoccupé par sa survie, il reste à la surface des choses, ce qui lui donne en même temps la position d'observateur, de celui qui voit des choses que les autres ne voient pas.

Pendant ce temps mort que constitue son séjour à l’hôtel, il vit de multiples aventures, toutes absurdes et à la fois pleines de sens. Sans jamais que l'on sache s'il s'agit d'un rêve ou d'une réalité, ce monde de divertissement finit par être presque angoissant. C'est en fait une impression de vide qui se dégage de la vie à l’Hôtel Receptor, qui, par une prise en charge totale de ces visiteurs, leur enlève tout désir. Igor, lui, garde sa liberté en restant extérieur, et prend peu à peu de la consistance au fil de ses rencontres.

compte rendu Noémie Cogne

Illustration de Clara Tasseur autour du passage :

«De deux choses l'une, embraya Arnaldo en fixant l'horizon. La première : le bateau a fait naufrage avec sa cargaison et tutti quanti et il va falloir se débrouiller. La seconde : un poisson de la taille d'une baleine s'est approché de l'île et a avalé la faune marine alentour. C'est déjà arrivé...»

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 16:37
© Clara Tasseur

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Eliane Serdan pour La Ville Haute

Rencontre animée par Dina Dian au Fayore Centre Culturel Valléen à Chaillol le 22 juillet.

La ville haute est l'histoire d'une rencontre, celle de deux exilés pendant l'hiver rude de 1956 dans une ville de Provence. En alternant les points de vus, celui d'un homme, Pierre, et celui d'une petite fille de neuf ans, le roman d'Eliane Serdan raconte le sentiment de solitude des étrangers « du dehors », ceux qui viennent d'un ailleurs, et vivent loin du pays de leur enfance. Ce pays, l'Arménie, a alors été ravagé par la guerre civile. L'auteur, sans rien dissimuler de l'horreur de cette époque, donne à son roman une atmosphère onirique.

C'est en fait d'un rêve qu'est née la Ville haute, celui d'une balade agréable dans de vieux quartiers, par Eliane Serdan se voyant encore enfant. La promenade est au centre du roman, puisque c'est lorsqu'elle franchit un passage dans la ville que la petite fille rencontre Pierre. Ils se reconnaitront alors, comme deux êtres en souffrance, et se permettront l'un l'autre de mettre des mots ou des images sur la raison de ce mal être, de se décharger du fardeau de leur mémoire. Ce soulagement est aussi permis par l'art, l'écriture, le dessin, la musique..., et c'est aussi ce que nous dit Eliane Serdan, que, loin d'effacer la violence et la tristesse, l'art peut aussi redonner de l'espérance et du réconfort là où il a disparu.

 

Compte rendu Noémie Cogne

 

Illustration de Clara Tasseur autour du passage :

« C'était un cadeau étrange. Celui qui lui avait offert avait écrit son nom, d'une belle écriture penchée, mais il n'avait pas réussi à aller plus loin. À présent, le livre était à elle, et elle pouvait décider d'en faire ce qu'elle voulait. »

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 16:29

Le 27 juillet 2017

Céline Frisch - claveciniste

Rencontre animée par Michaël Dian

Comme beaucoup de musiciens, le choix de son instrument alors qu'elle était enfant, a avant tout été celui de ses parents. Ce n'est qu'à la fin du lycée qu'elle prend la décision de poursuivre l’apprentissage du clavecin, par des stages et des master-class. Elle se rend alors à l'école de musique ancienne de Bâle en Suisse. C'est pour elle une grande découverte. Elle y est entourée de chercheurs qui lui enseignent l'analyse et l'écriture musicale et y rencontre d'autres jeunes musiciens.

Céline Frisch récital solo pendant le festival de Chaillol 2017 à Tallard et à Montmaur © Alexandre Chevillard
Céline Frisch récital solo pendant le festival de Chaillol 2017 à Tallard et à Montmaur © Alexandre Chevillard
Céline Frisch récital solo pendant le festival de Chaillol 2017 à Tallard et à Montmaur © Alexandre Chevillard
Céline Frisch récital solo pendant le festival de Chaillol 2017 à Tallard et à Montmaur © Alexandre Chevillard
Céline Frisch récital solo pendant le festival de Chaillol 2017 à Tallard et à Montmaur © Alexandre Chevillard

Céline Frisch récital solo pendant le festival de Chaillol 2017 à Tallard et à Montmaur © Alexandre Chevillard

Par la suite, alors qu'elle joue dans plusieurs ensembles, elle a l'impression de perdre peu à peu ses envies d’étudiante et rappelle alors certains de ses anciens camarades. Ils créeront Café Zimmermann, un ensemble de musique baroque, venu dans les Hautes Alpes au mois de mars pendant les Week-Ends Musicaux. Ils avaient l'envie de jouer de la musique avec des personnes qu'ils appréciaient, et dont ils partageaient le langage. Ils choisissent leur nom, qui était en fait celui d'une maison  où l'on buvait du café qui accueillait des concerts entre autre de Télémann et de Bach, pour ce que cela représente : un des premiers lieux de concert hors des églises et de la cour, un espace de dialogue, de liberté, ancré dans l'histoire musicale.

Café Zimmermann lors des WEM de mars 2017 © Alexandre Chevillard
Café Zimmermann lors des WEM de mars 2017 © Alexandre Chevillard
Café Zimmermann lors des WEM de mars 2017 © Alexandre Chevillard
Café Zimmermann lors des WEM de mars 2017 © Alexandre Chevillard
Café Zimmermann lors des WEM de mars 2017 © Alexandre Chevillard

Café Zimmermann lors des WEM de mars 2017 © Alexandre Chevillard

Au XXème siècle, un regard nouveau est porté sur la musique ancienne, amenant l'envie pour les musiciens de rejouer les anciens compositeurs. Survient l'idée d’interprétation « historiquement informée ». Cela implique en plus du travail d'interprète, un travail de recherche qui peut s'appuyer sur les lettres laissées par les compositeurs, les traités, les récits, l'instrument et la musique elle-même. Toutes ces informations et les différentes rééditions des partitions, parfois enrichies dans l'idée de faciliter la lecture des interprètes, créent en même temps un série de couches qui éloignent de la partition originelle. Ces partitions étaient très simples, sans indication de nuance, tempo ou articulation, tout cela restant en fait implicite pour les interprètes de l'époque, tous plus ou moins issus de famille de musiciens.

© Alexandre Chevillard

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Aujourd'hui, l'esprit de recherche se perd un peu, sans que son apport se perde, en même temps que s’atténue l'ambition d'une pureté d'interprétation, au plus près de ce a quoi devait ressembler le morceau à l'époque. Georges Bœuf, compositeur marseillais présent dans la salle, nous a livré sa vision de l'interprétation. Pour lui c'est l'intention du compositeur auquel le musicien se rend disponible. Les intentions premières ne peuvent que rester floues, parce qu'elles sont dépendantes du moment de l'écriture. L'interprétation est intéressante lorsque le musicien a trouvé un chemin que le compositeur n'avait pas tout à fait prévu. Ce qui est plus important que ce qui est écrit, c'est le trajet, le mot à mot est une première approche, mais le compositeur arrive difficilement à écrire tout ce qu'il souhaite, il suggère donc des intentions. Au milieu du XXème siècle, il y a eu une véritable obsession pour l'ultra-notation, que l'on peut opposer aux partitions baroques plus épurées. Michael Dian complète : au delà de la partition et de l'interprète, ce sont aussi, les lieux, l’acoustique, les auditeurs, finalement la qualité de présence des uns et des autres qui modifie l’œuvre, .

Si les œuvres sont rejouées, c'est parce qu'il y a encore quelque chose à conquérir, preuve que la musique est vivante.

Festival 2017 / 11h du Fayore avec Céline Frisch
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 15:35

Le 23 juillet 2017

participaient à cette rencontre :

Laurence Brisset – chanteuse / Christophe Hauser - sonorisateur / Brigida Migliore – doctorante / Zad Moultaka – compositeur / Catherine Peillon – directrice du label Empreinte Digitale

rencontre animée par Michaël Dian

© Alexandre Chevillard
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© Alexandre Chevillard
© Alexandre Chevillard

© Alexandre Chevillard

La collaboration entre l'ensemble vocal De Caelis et Zad Moultaka est venue d'une véritable envie des cinq chanteuses de travailler avec un compositeur vivant, pour partager des questionnements et enrichir leur travail d'interprètes. Le choix de l'oeuvre de Hildegard von Bingen comme répertoire pour ce programme intitulé Gemme, est lié à la vie extraordinaire de cette chanteuse et compositrice du XIème siècle. Artiste féminine dans une société misogyne, elle reçoit des visions qu'elle met en musique et qu'elle chante.

Zad Moultaka, en plus de leur composer une nouvelle pièce, leur a permis d'avoir une vision différente sur cette œuvre médiévale reconnue, en aidant à développer l’interprétation, l'imaginaire, ce qu'il se trouve entre les notes. Il a abordé la musique avec une certaine sentimentalité, ce que Laurence Brisset, chanteuse dans l'ensemble, ressent comme parfois interdit dans la musique contemporaine. Catherine Peillon, fondatrice du label Empreinte Digitale, voit une parenté entre les deux compositeurs, pourtant séparés par les siècles, liée à un certain empêchement, qu'il soit dû à l'exil ou à la féminité. Pour Zad Moultaka ce que cherche le compositeur c'est justement le lien qui uni tous les êtres.

Gemme à l'église du hameau de Saint Michel de Chaillol © Alexandre Chevillard
Gemme à l'église du hameau de Saint Michel de Chaillol © Alexandre Chevillard
Gemme à l'église du hameau de Saint Michel de Chaillol © Alexandre Chevillard

Gemme à l'église du hameau de Saint Michel de Chaillol © Alexandre Chevillard

Brigida Migliore, doctorante en musicologie, a rencontré l'oeuvre de Zad Moultaka par le biais de son propre travail de compositrice, alors qu'elle voulait mêler musique orientale et musique européenne. Au delà d'un simple mélange c'est une véritable greffe qu'elle identifie entre ces styles musicaux, et dont elle choisi de faire le sujet de sa thèse. La musique médiévale permet de faire apparaître les racines communes de la musique européenne et orientale, qui se sont par la suite différenciées dans leur utilisation des modes musicaux. Hildegard Von Bingen a une écriture musicale proche de celle d'aujourd'hui, qui a été en plus très bien conservée. Au XIème siècle, existait un questionnement sur le rôle du chant, à savoir s'il servait la prière où s'il constituait un divertissement. Pour elle, le chant mène à l'état originel, porte l'âme vers dieu, et elle ne fait d'ailleurs, selon elle, qu'écrire ce qu'il lui dicte. Déjà reconnue à son époque comme un femme remarquable, et malgré sa dévotion à la religion qui préfère l’esprit au corps, elle reste une artiste incarnée.

Festival 2017 / 11h du Fayore avec Zad Moultaka

La création de la pièce de Zad Moultaka, Ubis es, est liée à sa visite de l'abbaye de Disibodenberg. Malgré le fait qu'il n'en reste que des ruines, ce fut pour lui une expérience forte. Inspiré par les visions de la compositrice, traversées par la violence, il imagine un écho interminable, comme une cicatrice, une trace. Il se figure les visions brutales d'Hildegarde comme possiblement celles de notre monde contemporain. Pour créer cette nappe, Zad Moultaka a enregistré des notes tenues pour constituer un vivier de sons. Christophe Hauser, sonorisateur, a ensuite proposé un outil qui ne contraigne pas les chanteuses, sous forme d'une pédale qui déclenche des événements sonores.

Le lieu, l'échange avec le compositeur, l'imaginaire et l'interprétation sont autant de facteurs qui influent sur l'oeuvre et la font vivre, même lorsque celle-ci est inscrite dans l'histoire depuis dix siècles.

Gemme à l'Abbaye de Boscodon © Alexandre Chevillard
Gemme à l'Abbaye de Boscodon © Alexandre Chevillard
Gemme à l'Abbaye de Boscodon © Alexandre Chevillard
Gemme à l'Abbaye de Boscodon © Alexandre Chevillard
Gemme à l'Abbaye de Boscodon © Alexandre Chevillard
Gemme à l'Abbaye de Boscodon © Alexandre Chevillard

Gemme à l'Abbaye de Boscodon © Alexandre Chevillard

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 19:20
© Alexandre Chevillard

© Alexandre Chevillard

13 stagiaires se sont réunis 3 jours durant pour réaliser une fresque sous la houlette de notre compagnon de route Pascal Colrat et de son assistante Julia Guillou. Elle a été présentée lors des balades et de la sieste musicales et de la clôture du festival.

Françoise Nyssen, ministre de la culture, a pu voir l'ébauche de ce travail lors de sa venue le 4.8.

Le compositeur Stephen Horenstein, présent à Chaillol pour la présentation du ciné-concert The Lodger, c'est prêté au jeu et a composer une petite oeuvre disponible sur internet !

Retour en images sur cette belle expérience !

Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou
Workshop © Julia Guillou

Workshop © Julia Guillou

Workshop © Alexandre Chevillard
Workshop © Alexandre Chevillard
Workshop © Alexandre Chevillard

Workshop © Alexandre Chevillard

présentation du travail à Françoise Nyssen, ministre de la culture © Alexandre Chevillard
présentation du travail à Françoise Nyssen, ministre de la culture © Alexandre Chevillard
présentation du travail à Françoise Nyssen, ministre de la culture © Alexandre Chevillard
présentation du travail à Françoise Nyssen, ministre de la culture © Alexandre Chevillard

présentation du travail à Françoise Nyssen, ministre de la culture © Alexandre Chevillard

la musique "Mountain melody" de Stephen Horenstein composée lors du workshop

la musique "Mountain melody" de Stephen Horenstein composée lors du workshop

vous pouvez également suivre directement ce lien  

https://mountain-melody.tumblr.com/

 

Présentation de l'oeuvre © Alexandre Chevillard
Présentation de l'oeuvre © Alexandre Chevillard
Présentation de l'oeuvre © Alexandre Chevillard
Présentation de l'oeuvre © Alexandre Chevillard
Présentation de l'oeuvre © Alexandre Chevillard

Présentation de l'oeuvre © Alexandre Chevillard

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 15:22

 

Cette 21e édition du festival de Chaillol, outre les musiques magnifiques qu’elle nous a offertes, a bercé d’un concert à l’autre une petite touche cosmique qui m’a ravie !

 

 

 

 

Golan - concert d'ouverture à Chaillol © Alexandre Chevillard

Golan - concert d'ouverture à Chaillol © Alexandre Chevillard

Pour le concert d’ouverture, Hubert Dupont et ses musiciens ont joué, parmi d’autres, une pièce dédiée à l’astronome persan Nasir al-Din al-Tusi (1201-1274). Celui-ci avait tenté de trouver une solution aux problèmes soulevés par le modèle astronomique de Ptolémée qui plaçait encore la Terre au centre de l’Univers. Pour cela, al-Tusi avait mis en place des ajustements de géométrie expliquant certaines caractéristiques des mouvements de la Lune et des planètes supérieures, mais toujours dans une vision ptoléméenne. Le morceau musical nous a fait cheminer avec détermination du chaos vers l’ordre et l’harmonie.

 Mazalda et Sofiane Saidi invitent Manu Theron © Alexandre Chevillard

Mazalda et Sofiane Saidi invitent Manu Theron © Alexandre Chevillard

Le concert qui réunissait deux rives de la Méditerranée, raï – Sofiane Saidi & Mazalda -- et chant occitan -- Manu Théro n--, s’étant déroulé sous la voûte céleste dans un lieu suspendu au-dessus du Saix, la présence du cosmos était prégnante. La descente au retour sous les étoiles et dans le murmure du torrent fut comme un prolongement de la magie des notes de musique.

De Caelis à Chaillol © Alexandre Chevillard

De Caelis à Chaillol © Alexandre Chevillard

Au travers des cinq voix féminines de l’ensemble Caelis, ce sont Hildegarde de Bingen (1098-1179) et Zad Moultaka (1962-) qui ont mêlé leurs volutes musicales par-delà le temps, dans l’abbaye de Boscodon. Ce concert fut un véritable enchantement, comme un trait d’union entre Terre et ciel, un questionnement de notre place dans l’Univers.

Chesapeake Youth Chamber Orchestra  © Alexandre Chevillard

Chesapeake Youth Chamber Orchestra © Alexandre Chevillard

Le lendemain, la cathédrale d’Embrun résonnait des cordes et vents de l’orchestre de Chesapeake. Entre deux œuvres très connues de Mozart, nous avons savouré une interprétation remarquable et planante de la pièce « Orbes pour cordes » de Georges Bœuf… Orbe, c’est justement le terme que l’on utilise parfois pour exprimer la trajectoire d’une planète autour de son étoile-parente !

Celine Frisch © Alexandre Chevillard

Celine Frisch © Alexandre Chevillard

Puis ce fut le beau récital de clavecin donné par Céline Frisch dans l’église de Tallard, autour d’une journée avec Louis XV… Et au soir de cette journée, pour le coucher du roi, nous avons écouté la pièce toute scintillante de Corette, intitulée « Les étoiles ».

The Lodger © Alexandre Chevillard

The Lodger © Alexandre Chevillard

L’accompagnement musical créé par Lior Navok et Stephen Horenstein pour le film muet d’Alfred Hitchcock, « The lodger », nous a fait cheminer dans les brouillards de Londres. A nous d’imaginer au-delà les espaces célestes et leurs scintillements…

Le petit garçon qui avait besoin d'espace © Alexandre Chevillard

Le petit garçon qui avait besoin d'espace © Alexandre Chevillard

Au Musée de Gap, la création de la pièce « Le petit garçon qui avait envie d’espace », texte de Giono et musique de Benoît Menut, nous a offert une échappée métaphorique vers l’espace, en tant que recherche de liberté et réalisation de soi. Une interprétation toute en sensibilité par Cécile Brochoire et Michaël Dian. Le cosmos n’est-il pas l’espace-temps ?

Cbarré © Alexandre Chevillard

Cbarré © Alexandre Chevillard

Dans le concert de solistes de l’ensemble C Barré, la touche cosmique s’est faite évanescente : les superbes canciones españoles interprétées par Amel Brahim Djelloul nous ont parlé surtout de sentiments humains… Mais l’on a pu trouver un lien avec l’atmosphère de notre propre planète par le biais des flocons de neige qui voltigeaient dans la pièce de Mikel Urquiza, « Elurretan ».

Fabien Mary © Alexandre Chevillard

Fabien Mary © Alexandre Chevillard

Au collège de Tallard, le quintette de jazz emmené par Fabien Mary fut aussi « hot » que la canicule. Le morceau « You are not on the map » m’a fait penser à ces étoiles qui s’échangent lors d’interactions gravitationnelles entre galaxies et qui se perdent dans l’espace intergalactique : they are not anymore on the map, indeed !

quatuor à plectres de france © Alexandre Chevillard

quatuor à plectres de france © Alexandre Chevillard

Concert du quatuor à plectres à Saint Michel de Chaillol… Il m’est difficile de trouver un écho cosmique dans le jeu de la mandoline qui m’évoque davantage les salons que les grands espaces. Je vais donc esquiver avec une pirouette en invoquant les compositeurs « stars » de musique de film qui avaient tout spécialement composé certaines des pièces proposées : Claude Bolling, Vladimir Cosma et Richard Galliano…

Marie Vermeulin & Noemi Boutin © Alexandre Chevillard

Marie Vermeulin & Noemi Boutin © Alexandre Chevillard

Pleine lune le lundi 7 août, la canicule ne cède pas…

Finalement les nuages sont arrivés : c’est un rideau de pluie blanchâtre qu’il a fallu affronter pour rejoindre la petite église de Saint-Maurice-en-Valgaudemar pour un concert associant piano (Marie Vermeulin) et violoncelle (Noémi Boutin). Entre des morceaux de grande renommée, Schumann ou Schubert, s’était glissée une pièce toute en grâce de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho qui, à coups d’ailes de papillons nous a emmenés au septième ciel.

Los Lobos del Tango © Alexandre Chevillard

Los Lobos del Tango © Alexandre Chevillard

Au collège de Tallard nous avions rendez-vous avec la force et la magie du tango : les quatre musiciennes du groupe Los lobos del tango nous ont fait partager avec une belle originalité et un style de tango revisité, une suite de pièces contemporaines écrites par trois compositeurs, sur le thème du loup. Parmi celles-ci, un morceau tout entier dédié à la Lune de la nuit…

Opus 71 © Alexandre Chevillard

Opus 71 © Alexandre Chevillard

Les cordes du trio Opus 71 emmené par Pierre Fouchenneret ont empli la petite église de la Bâtie Vieille de sonorités magnifiques : Beethoven bien sûr… mais aussi une très belle pièce de Philippe Hersant qui nous a donné à imaginer les alternances de chaos et d’apaisements qui construisent le rythme même du cosmos.

Concert de clôture du festival avec le trio Opus 71 auquel s’était joint le pianiste Romain Descharmes : Beethoven, Brahms, et à nouveau la pièce de Philippe Hersant… Des trésors à conserver dans l’oreille avant de redescendre sur Terre. Une crampe inopportune m’ayant imposé une courte échappée vers l’extérieur, j’en ai profité pour admirer la Voie Lactée et, pendant quelques secondes, filer à toute allure sur le dos d’une météorite piégée dans le champ gravitationnel de notre planète. A la sortie du concert, la Lune dans son dernier quartier se levait tout juste, nimbée de lumière dorée.

Dans une douzaine de lunaisons débutera le 22e festival de Chaillol…

Danielle Alloin

cloture © Alexandre Chevillard

cloture © Alexandre Chevillard

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:22

Festival de Chaillol, et autres : petit éloge des proximités.

Cet été 2016 je suis allée savourer la musique du côté de trois festivals, Chaillol, Sisteron et la Roque d’Anthéron, avec une prédominance affirmée pour le festival de Chaillol qui se déroule dans mon environnement immédiat. Et ce qui m’a particulièrement touchée, en plus de la musique bien sûr, ce sont les bonheurs qu’apporte la proximité, les proximités devrais-je dire !

Proximité avec la nature… Au cloître Saint Dominique à Sisteron, l’élégance du clocher se révèle dans la lumière du crépuscule, annonçant le noir du ciel qui peu à peu nous recouvre, agrémenté de lumière de lune ou d’une pléiade d’étoiles selon la phase du cycle lunaire. Le concert s’y déroule au cœur de la nuit. A la Roque d’Anthéron, c’est la présence magique et puissante des arbres, séquoias et platanes, leurs bruissements dans lesquels sont plongés la scène et les gradins. Et c’est bien sûr la cymbalisation des cigales dans un jeu de répons avec le piano, qui génère une atmosphère toute particulière.

LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016

La balade musicale du festival de Chaillol, elle, installe une forme de lien intentionnel entre les musiques et leur environnement : les mélodies délivrées par la vielle à roue sous un grand cerisier face au déroulé agreste du Champsaur m’ont fait entrer dans une relation émue avec les générations de femmes et d’hommes qui ont façonné ce paysage, les siffleurs d’oiseaux ont dialogué avec les habitants ailés du lieu, le violon nous a accompagnés en danse et poésie sur un tronçon du sentier qui emprunte le tracé de l’ancien canal de Malcros, etc… D’une manière plus concrète, certains éléments de la nature --galets, eau, bois-- participaient en tant qu’instruments à la pièce musicale « L’homme qui plantait des arbres » de Georges Bœuf sur le texte de Jean Giono. Une symbiose profonde et joyeuse entre musique et nature. Proximité avec les instruments… Bien sûr, nul ne peut oublier, après avoir une fois assisté à cet événement, l’arrivée du piano sur la scène de la Roque d’Anthéron : sa majesté le piano sur sa plateforme tirée par un tracteur, et accompagné de quatre chevaliers-servants pour sa mise en place. A cet instant-là, le piano est la vedette ! 

LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016

Au cloître Saint Dominique mais plus encore au festival de Chaillol, les lieux des concerts étant de capacité réduite, la proximité physique nous permet d’admirer de près les instruments, leurs formes, leurs couleurs, leurs brillances, leurs reflets. Lors de l’exécution des morceaux, leur être devient quasiment palpable : murmures ou puissances sous les doigts, résonnances, mises en vibration avec le souffle, gémissements sous les coups d’archer… toute une variété infinie de rapports entre l’instrument et celle ou celui qui en joue… Ici, le mot « joue » prend toute sa signification, peut-être devrait-on dire plutôt « explore » ? Proximité avec les interprètes… C’est là le grand bonheur que procurent les festivals à taille humaine. Les interprètes, à quelques mètres du public, sont dans une disponibilité presque amicale, dans une atmosphère de partage et de bienveillance. La qualité de l’écoute m’y parait remarquable : à chaque instant l’auditoire est comme suspendu entre les notes qui viennent de résonner et celles qui vont arriver. Les corps des spectateurs forment tous ensemble comme une même et unique grande oreille, tandis que la musique, elle, semble jaillir des doigts des interprètes, ou de leur souffle. Cette proximité est particulièrement sensible au festival de Chaillol. Dans les pièces musicales jouées à plusieurs, il devient possible au public de percevoir les connivences et les accords entre interprètes qui se traduisent par des signes imperceptibles, regards, sourires, hochements ou inclinaisons de tête, respirations… Les pauses et les fins de concert sont autant d’occasions d’échanger en direct et en toute simplicité avec les musiciens ; il est même possible de demander le bis de son choix … Sans la distance imposée par une grande salle de concert, dans la douceur des soirées d’été, les interprètes sont à portée de voix, de regard, d’oreille, humains tout simplement. Il existe une autre particularité très précieuse du festival de Chaillol où la création contemporaine est très présente : les rencontres avec les compositeurs invités et les musiciens qui créent leurs œuvres ouvrent un nouvel espace de compréhension de la musique et des messages qu’elle porte. Celui qui écoute approche un peu le mystère et la beauté de la création musicale. Avec le souvenir de toutes ces émotions, j’attendrai patiemment les festivals de l’été 2017 et leurs nourritures musicales délicieuses. 

Danielle Alloin  

LE REGARD D'UNE SPECTATRICE SUR L'EDITION 2016
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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 11:12

Commencer par écrire l'essentiel

Cette rencontre a commencé par une entrée en musique de Joël Versavaud au saxophone baryton. Ensuite Georges Bœuf nous a raconté l'histoire de sa partition, Le vol de Cornelius.

La partition a été commandée par André Carboulet, ancien élève de solfège du compositeur et jouée à l'occasion du tricentenaire de la clarinette en 1990. Lors de leur discussion, André Carboulet a proposé le cor de basset et Georges Bœuf le quintet. Georges a parlé il y a peu de temps de la partition à Joël Versavaud saxophoniste qui en a parlé à Michaël Dian qui en a ensuite parlé au quatuor Bela. La partition étant écrite pour cor de basset il a fallut la retranscrire pour saxophone, une transcription peu évidente qui tient sa réussite surtout de son interprète.

Le Vol de Cornelius a deux histoires, une plus abstraite, la construction esthétique de l’œuvre, et l'autre, concrète, la rencontre avec un oiseau. Georges Bœuf a conçu sa partition autour d'un motif thématique qui est entendu en entier seulement à la fin de la pièce. Il se construit peu à peu et finit par disparaître, se développe dans la tessiture, s’accélère et se ralentit. Le motif est modifié par des paramètres indiqués dans les titres des mouvements : Lyrique ou Passionné et contrasté ou encore Mécanique. Dans ce quatrième mouvement, il développe l'accélération, créant ce qu'on appelle une « illusion acoustique » par le départ en décalé des instruments commençant avec le même tempo et s'accélérant peu à peu pour finalement créer un son continu. L'idée du compositeur a été de ne pas commencer à écrire son œuvre par le début comme le voudrait la logique occidentale. C'est ce qu'il conseillait à ses élèves de classe de composition « Commencez par écrire l'essentiel, ce qui vous importe le plus ».

La rencontre avec Cornelius eu lieu un jour d'été 1989. Alors qu'il se promenait avec des amis dans un village de l'Hérault, il fut suivi par une corneille. La corneille, bien connue du village, avait été baptisée Cornelius. Alors qu'ils s’apprêtaient à partir, la corneille s'est approchée de la voiture, essayant d'y rentrer, et s'est finalement accrochée au rétroviseur. Lorsque la vitesse a été trop importante, la corneille s'est lâchée, volant à hauteur puis devant la voiture. Quand ils sont arrivés à la sortie du village, l'oiseau a pris un magnifique envol.

Après cette aventure, Georges a relu sa partition et a vu une correspondance entre chaque mouvement et le vol de Cornelius. Cette anecdote est encore très vivante dans l'esprit du compositeur...

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